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Les herbiers, 350 ans de connaissances scientifiques sur la biodiversité

Herbier d’Achille Millien – Planche de saule marsault et planche d’aubépine © Mairie de Beaumont-la-Ferrière

Depuis quelques années, et face aux menaces qui pèsent chaque jour un peu plus sur la biodiversité, la France a décidé de réunir l'ensemble des données des collections d'histoire naturelle sur une même plateforme informatique, au service de la recherche et de l'expertise sur la biodiversité.

Les collections d’histoire naturelle constituent en effet une source d'informations irremplaçables pour appréhender et modéliser le changement global depuis le début de l'ère industrielle. Elles permettent ainsi aux naturalistes de documenter scientifiquement l'état de la diversité naturelle depuis plus de 350 ans.

Le chantier de numérisation de cet inestimable patrimoine naturel est réalisé dans le cadre du projet E-ReColNat, coordonné par le Museum national d’Histoire naturelle, et a d’ores et déjà permis de numériser près de 8,9 millions de spécimens. Un « herbier numérique collaboratif citoyen », Les herbonautes, a par ailleurs été créé et propose à tout un chacun de contribuer à la création d'une base de données scientifique en identifiant et transcrivant les informations des planches d’herbier.

Le site Tela Botanica gère quant à lui le programme national de recensement des herbiers via l’outil Collection en Ligne (CoEL). Les collections publiques du département de la Nièvre comptent plusieurs herbiers remarquables :

Médiathèque de Nevers : Herbarium nivernense d’Alexandre Boreau, Herbier des mousses de Cassini et Ogier, Herbier du Musée de Nevers, Herbier Subert

Lycée Raoul Follereau : Herbier d’Abel Maujean

Musée municipal de Marzy : Herbier Gautron du Coudray

Commune de Beaumont-la-Ferrière : Herbier d’Achille Millien

L’herbier d’Achille Millien est particulièrement intéressant dans la mesure où les échantillons ont été prélevés en grande majorité dans les bois des environs de Beaumont-la-Ferrière, à proximité immédiate de la forêt des Bertranges, au cours de l’année 1855. À cette époque, le poète n’est encore qu’un jeune homme et le détail des informations relatives à chaque plante prélevée témoigne d’une grande rigueur dont Millien fera également preuve quelques années plus tard lorsqu’il collectera les Chansons populaires du Nivernais et du Morvan

Les cinq carnets de l’herbier d’Achille Millien apparaisse donc comme une source d’informations primordiale sur la biodiversité des environs de Beaumont-la-Ferrière il y a plus de 160 ans et pourrait permettre d’étudier l’évolution de la diversité naturelle à l’échelle d’un territoire marqué par la préservation, sur le long terme, d’un important massif forestier. 

Visuel : Herbier d’Achille Millien – Planche de saule marsault et planche d’aubépine © Mairie de Beaumont-la-Ferrière